L'HISTOIRE DU MAROC.....
ETAIENT LES BERBERES...
Un raz-de-marée ! Partis d'Arabie en 632, les cavaliers du désert bousculent l'Empire byzantin, envahissent l'Irak et abreuvent leurs chevaux dans les eaux de l'Indus. A l'ouest, ils vassalisent la Syrie, l'Egypte. Partout, ils convertissent les populations à leur nouvelle religion : l'islam.

Des guerriers berbères, fascinés pas l'épopée promise et les perspectives de butin, sont alors incorporés dans l'armée des vainqueurs. Ils partent à l'assaut de l'Espagne, sous les ordres de Tariq ibn Ziyad, un affranchi, berbère lui aussi. ios battent les Wisigoths, s'emparent de Tolède, conquièrent le nord-est de la péninsule Ibérique.Lancés à l'assaut de l'Afrique du nord, ils se heurtent à de farouches tribus berbères. Le Maghreb est alors un champ relativement clos où s'affrontent, depuis des millénaires, des clans rivaux et belliqueux. Dans cet extrême occident qui ne s'appelle pas encore Maroc, Phénicien, Carthaginois et Romain n'avaient laissé que peu de traces. Et les Arabes sont à leur tour tenus en échec. Dans son palais de Damas, le calife veut en finir. Son chef de guerre, Musa ibn Nusayr, occupe et détruit en partie Tanger. Des colonnes armées ratissent le Maghreb occidental. Expéditions punitives, répression, mais aussi islamisation et intégration. Les effectifs de l'armée arabe ne sont pas à la mesure des ambitions des conquérants.
En quelques décenies, ils feront souche dans l'Espagne musulmane (al-Andalus), terre de cohabitation de Romano-Ibères, Wisigoths, Arabes, Juifs et autres Berbères. Un melting-pot propice à l'émergence d'une civilisation hispano-mauresque qui rayonnera dans toute l’Afrique du Nord.

AUTOUR DE L'AN 1000,DES NOMADES FANATIQUES REGNENTDU SAHARA A LA MEDITERANNEE
La colère explose. En 740, sur leur sol, ils infligent une retentissante défaite à l’élite de l’armée du calife. Le Maghreb central et occidental échappe pour toujours à la tutelle de l’orient. Dans l’ensemble du monde arabe, des émirats, des royaumes plus ou moins éphémères, surgissent, se réclamant d’une interprétation égalitaire de l’Islam. Les affrontements tribaux se multiplient. Dans ce contexte tumultueux, un prince proscrit, menacé de mort par le Califat de Damas, parvient au maroc. Moulay Idris, descendant d’Ali, le calife assassiné, gendre de Mahomet, est reconnu comme imam par plusieurs tribus.
Avec son fils, Idris II, il étend le territoire de son petit royaume, organise un gouvernement central, popularise l’Islam et fonde Fes, capitale du premier royaume musulman du Maroc. Leurs successeurs ne seront pas à la hauteur. Les rivalités de palais nourrissent une anarchie généralisée et, pendant un siècle, les énergies tribales se consument au service des califats rivaux de Cordoue et du Caire, qui se disputent le monde musulman et le contrôle des routes de l’or du Soudan.
Apres le chaos, une force irrésistible émerge aux environ de l’an 1000. Ce sont des nomades berbères, surgis du fond de la Mauritanie, voilés, islamisés, fanatisés : les Almoravides. Le zèle religieux donne un sens à leur besoin vital d’espace et de ressources. Ils conquièrent le pays tout entier et fondent au passage Marrakech, qui devient leur capitale. En 1086, le Maghreb occidental est unifié par leurs soins du Sahara à la méditerrannée. Entraînés par un grand capitaine, Yusuf ibn Tachfin, les Almoravides s’emparent de Tlemcen, Oran, Alger. Ils franchissent le détroit de Gibraltar, font reculer les armées chrétiennes et dominent la quasi-totalité d’al-Andalus, dont ils font fructifier, à la faveur d’échanges avec le monde musulman, la civilisation raffinée. L’or africain afflue, grâce à leur emprise sur les routes transsahariennes, et assure la bonne santé de l’Empire.
D'origine du rif,

c'est une cérémonie guerrière qui consiste à opposer
des tribus différentes représentées par leurs meilleurs cavaliers .
Chaque groupe de cavaliers fait une démonstration à tour de rôle , en galopant
à tombeau ouvert debout sur leurs étriers. En fin de course, sur l’ordre du
chef ils tirent une salve, la perfection consiste à n’entendre qu’un seul coup
de feu, si les tireurs ont exécuté l’ordre dans la même seconde ,
alors les youyous des femmes se déclenchent et à leur intensité, on peut connaître les les vainqueurs.
Petite révolution dans le monde très masculin des fantasias : une équipe entièrement composée de femmes a fait sensation dans ce pays de tradition musulmane. L'autre événement fut la participation de Tao, un cheval lourd monté par Manolo du Théâtre du Centaure, à l'une des multiples fantasias du Festival. Le massif Tao a fait bonne figure parmi ces pur-sang arabes au gabarit si léger et aérien
QUE PARLE-T-ON AU MAROC ?
Le Berbère : C’est le langage le plus anciennement connu de toute l’Afrique du Nord Uniquement parlé, c’est un langage de ruraux , qui répond aux besoins de la conversation de la vie familiale et des travaux rustiques . Il comprend de nombreux dialectes que les berbères classent en trois groupes : 1 ° Le groupe Rifain : d’origine Zénète, utilisé par les tribus montagnardes du Rif et sédentaires du Maroc oriental et du Moyen Atlas oriental, enfin au Figuig .
2 ° Le groupe Braber : d’origine Sanhadjienne , pratiqué par les transhumants du Moyen Atlas central , du haut Atlas oriental , des vallées de Ziz , du Ghéris , du Todgha , du Dadès et du Saghro .
3 ° Le groupe Chleuh, particulier aux sédentaires du Haut Atlas central et occidental, du Sous, de ahara l’anti-Atlas et des oasis établies au pied du Bani .

Les argos des 2ième et 3ième groupes , dont l’extension est la plus considérable , sont souvent classés sous une rubrique commune , Braber-Chleuh ; cependant les intéressés dénomment au même tamazight , argos des « hommes libres » , ceux des 1ier et 2ième groupes , et tachelhit les parlers du 3ième . Bien qu’à l’intérieur de chacun de ces groupes il existe une grande diversité de dialectes, tous les Rifains se comprennent entre eux, de même que les Braber et les Chleuh. De temps à autre, on signale des documents écrits dans la langue berbère, mais avec des caractères arabes. L’ancien système d’écriture, qui persiste chez les Touareg sous le nom de Tifinagh , s’il a été connu au Maroc , y est complètement oublié aujourd’hui .
Ce qui n’empêche pas les Bebères d’avoir une littérature orale dont le fonds est constitué par des contes, légendes, proverbes et production poétiques diverses dont l’amour, la guerre, le thé et l’hospitalité se sont les thèmes les favoris. Si les femmes content des poèmes, ce sont les hommes qui composent de nouveaux chants, ceux-ci étant propagés par des sortes d’aèdes. L’arabe : Importé par L’Islam, il est classique ou dialectal. L’arabe classique encore dit arabe littérature , le seul qui s’écrive et s’imprime , est plus au moins connu des lettrés ; c’est le langage du Coran et des Hadiths , de la religion , du droit , des sciences , de la littérature , de la correspondance , de la presse : C’est la langue officielle . L’arabe dialectal, encore appelé arabe vulgaire, plus au moins diversifié suivant les régions, est le seul langage parlé dans les lieux arabophones des villes et des compagnes . L’hassaniya , parlé au Sahara , en est l’une des formes qui , malgré un apport important de mots berbères , se rapproche le plus de langue arabe classique . H.G
LE GRAND SIECLE MAROCAIN...
Le premier Alaouite, Moulay Errachid, s’empare du Nord du Maroc et fixe sa capitale à Fes.
Son successeur,Moulay Issmail, organisateur doué d’un esprit national ,parvient à la suite d’un long règne de 55 ans ( 1672-1727 ), à pacifier et à soumettre le Maroc.
Grâce à la constitution d’une forte armée composée de 15 000 Noirs " Boukher ", étrangers au pays, et de nouvelles tribus makhzen (Oudaii des expéditions incessantes sur tous les points de son empire, et à la construction de kasbas à proximité des tribus les plus turbulentes, il étend trés loin son autorité sur les berbères, lutte avec succée contre les Turcs en Algérie; il réussit même de réocccuper Tanger que les Anglais évacuent (1684 ), et à reprendre Mehdia et Larache aux espagnols.
Moulay Issmail fixe sa capitale Meknès où il construit avec passion.
Berceau de la dynastie Alaouite
Errachidia, province qui abrite le Tafilalet est dépositaire d’épopées historiques grandioses. Le Tafilalet est une région située au Sud- Est
du Maroc. L'adjectif correspondant est filali (ou filalien lorsqu'il s'agit de la dynastie régnante).
L’histoire du Tafilalet remonte au 8éme siècle quand l’ancienne ville de sijilmassa, fut capitale commerciale et spirituelle de cette contrée de l’Afrique avant de devenir à la fin du XVIéme siècle, le principal relais caravanier entre l’Afrique noire, l’Europe et l’Orient.
Autrefois, essentiellement rural, la province d’Errachidia voit se mettre en place une armature urbaine constituée d’un réseau de "Ksour" d’une densité énorme, structurés autour des pôles d’animation économiques et socioculturels notamment Mdaghra, Rteb, Sijlmassa, Asrir Ferkla, Ghéris .
La pénétration arabo-muslmane a eu lieu dés le VIIéme lorsque "Moussa Ibnou Noussair" y entreprit son expédition historique, le Tafilalet est également le berceau de la dynastie Alaouite qui règne sur le Maroc depuis le XVIIéme. Le roi actuel, Mohammed VI, appartient à cette dynastie : il est le descendant direct de Moulay Ali Charif, le premier sultan et le fondateur de la dynastie filalienne ou Alaouite. |